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On savait déjà qu’à PARIS les prix remontaient mais cela se confirme et se propage sur la quasi totalité des grandes villes de France.
Selon une étude menée par SeLoger.com l’évolution des prix des biens mis en vente a progressé de 1,07 point en Octobre dernier.
Alors reprise en terme de prix certainement, mais quid de la reprise en terme de nombre de transaction… ça reste à voir!
Pour info:
Les dix plus fortes hausses des trois derniers mois:
Albi: + 6.54%
Amiens: +4.41%
Toulouse: + 3.48%
Rodez: + 3.46%
Cahors: + 3.08%
Le Touquet: +3.07%
Paris: +2.54%
Auxerre: +1.56%
Toulon: 1.64%
Arles: + 1.39%
Les dix plus fortes baisses des trois derniers mois:
Le Havre: – 3.80%
Nancy : – 2.25%
Arras: – 1.83%
Rennes: – 1.69%
Troyes: – 1.51%
Aurillac: – 1.50%
Dijon: – 1.31%
Besançon: – 1.25%
Mont de Marsan : – 0.94%
Gap: – 0.87%
Bien à vous,
Véro
Maël Bernier est porte-parole du courtier en Empruntis.com. Pour LaVieImmo.com, elle évoque les perspectives d’évolution des taux immobilier en France, récemment retombés à leur plus bas depuis l’Après-guerre.
(LaVieImmo.com) – Après s’être stabilisés au cours de l’été, les taux sont repartis à la baisse en septembre, jusqu’à atteindre leur plus bas en 65 ans. Existe-t-il encore un potentiel de baisse ?
Maël Bernier : A priori, nous sommes dans une phase de stabilisation. La moitié environ de nos partenaires bancaires a prévu d’abaisser ses barèmes pour le mois d’octobre, un quart de les augmenter légèrement, le quart restant de les abaisser, tout aussi légèrement. Bien sûr, on peut toujours avoir une baisse de 0,05 % sur une durée, mais a priori, il n’y a pas de raison d’assister à une nouvelle baisse générale de l’ampleur de celle observée en septembre. J’insiste sur le « a priori », car personne n’avait vraiment prédit la reprise récente du mouvement de baisse… Une chose est certaine : au vu du niveau historiquement faible de l’OAT* et compte tenu de la situation économique en Europe, on a la garantie que les taux resteront bas au moins jusqu’à la fin de l’année, voire la fin du premier trimestre 2011.
Que se passerait-il si les taux remontaient ?
Maël Bernier : Une hausse des taux réduirait de facto le nombre de dossiers acceptés par les banques. Nous avons fait une simulation, en prenant pour hypothèse de départ une augmentation de 5 % du niveau des prix. Si, en parallèle, les taux restent stables, seuls 92 % des dossiers sont encore jugés acceptables par les banques. On tombe à 75 % si la hausse des prix s’accompagne d’une remontée de 100 points de base, et à 64 % si cette hausse de taux atteint 150 points de base.
On peut imaginer qu’une remontée des taux tirerait les prix vers le bas…
Maël Bernier : On peut, mais ça ne serait vraisemblablement pas le cas partout. Il ne faut pas croire qu’il existe une relation de vases communicants entre les taux et les prix. Il est peu probable qu’une hausse de taux, même de 150 points de base, entraînerait une baisse significative des prix à Paris, par exemple…
Vous venez de mettre en garde contre la « fausse reprise » du marché du crédit. Qu’entendez-vous par là ?
Maël Bernier : Il nous semble que certains analystes ont annoncé trop tôt que le marché du crédit avait renoué avec ses niveaux d’avant la crise. Les derniers chiffres de la Banque de France font état d’une production de crédit à l’habitat de 120 milliards d’euros** à la fin du mois de juillet 2010, contre à peine 80 milliards d’euros un an plus tôt. Attention à ne pas oublier que 45 % des dossiers traités par les courtier en crédit concernent des opérations de rachat de crédit, les emprunteurs souhaitant bénéficier de la baisse des taux pour réduire le coût de leur crédit. Cela représente environ 30 % de la production des banques. Si on veut être précis, il faut retrancher ces 30 % de la production de crédit habitat. Oui, il y a bien une reprise du marché, mais il faut se garder de toute conclusion trop hâtive ou trop optimiste.
*Obligation assimilable du Trésor, le taux de long terme des emprunts d’Etat sur laquelle les banques se basent pour déterminer les taux fixes des emprunts qu’ils accordent
**cumul sur douze mois
Propos recueillis par Emmanuel Salbayre – ©2010 LaVieImmo.com
Actuellement beaucoup de mes clients me parlent du retour de la hausse des prix de l’immobilier.
Oui et non!
Face à ce discours un peu trop généraliste j’ai envie d’apporter quelques nuances.
Oui!
Il est vrai qu’à Paris, la hausse des prix de l’immobilier depuis fin 2009 est réelle.
Après 2 années de recul (12 à15%) la demande est repartie.
Résultat: Une hausse de 10% en moyenne, et le prix du m² parisien est repassé au dessus des
6 500€ .
Non!
La situation est loin d’être similaire en région!
Dans beaucoup de villes, les transactions se font encore en défaveur du vendeur, les baisses de 10 à 15% sont très courantes.
Ce postulat est également vrai pour des villes comme Marseille, Montpellier ou Lille….
« Au delà de 180 000€ le marché bloque, même pour les villes de plus de 400 000 habitants » constate Laurent Vimont, président du réseau Century 21.
Le truc en plus!
Ces analyses sont faites sur un marché où le coût de l’argent emprunté n’a jamais été aussi bas: 3,60% contre 5,40 % en 2008.
Pour rappel, une « belle » remontée des taux est annoncée pour 2011… ce qui risque de gripper encore plus le marché. (Cf l’article publié le 8 septembre 2010 : « Taux immobilier bas! Dépêchez vous ça ne va durer! »
Conclusion:
Les vendeurs devraient encore avoir à faire des efforts sur leur prix de vente affiché car même les acheteurs les plus motivés vont souffrir d’une baisse de capacité d’emprunt due à la hausse des taux annoncée.
Restons à l’écoute de ce qui se fait sur Paris, mais évitons de généraliser, d’autant que c’est un marché qui n’est absolument pas représentatif de l’économie nationale.
N’oublions pas que la majorité des transactions en Ile-de-France sont réalisées par des acheteurs étrangers.
Paris est actuellement très tendance, très en vogue, ses beautés, ses richesses culturelles attirent les plus argentés; pour combien de temps encore? À suivre… (cf l’article de Patrick CHAPPEY publié le 31 août 2010 « L’immobilier sur Paris »
Retenez simplement que la population d’acheteurs est différente que sur le reste du territoire.
Bien à vous,
Véro
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